Refuge des Dunes
Les alentours
Entre nature et culture
Un souffle venu du large, un territoire où la mer, le vent et la lumière sculptent chaque instant : l’un de ces rares lieux où la nature reprend toute sa place. Ici, les dunes frémissent, les roselières murmurent, et des milliers d’oiseaux trouvent refuge dans un paysage qui semble hors du temps. C’est une terre brute, vibrante, indomptée — un écrin sauvage qui invite à ralentir, observer, ressentir.
La plage des Hemmes de Marck, nichée entre Calais et Oye‑Plage, déploie l’un des plus vastes et des plus sauvages rivages de la région. Son immensité brute, ouverte aux vents et aux marées, invite naturellement à la découverte. Bordée de dunes indomptées où les oyats dessinent des vagues végétales, elle offre une parenthèse spectaculaire : une balade grandiose, lumineuse, presque hors du temps.
Le phare de Walde, posé comme une sentinelle oubliée sur la plage sauvage de Marck, est une silhouette unique en France. Sa structure métallique, élancée et presque irréelle, témoigne d’une époque révolue. Éteint depuis le 4 juillet 2001, il n’a plus de rôle dans la navigation, mais demeure l’un des derniers phares de mer entièrement métalliques du pays — un véritable vestige maritime.
Il marque encore aujourd’hui un point essentiel : la frontière naturelle entre la Manche et la mer du Nord. Autour de lui, les bancs de sable deviennent le refuge privilégié de colonies de phoques et d’oiseaux marins. Ce patrimoine vivant impose le respect : il est indispensable de garder ses distances, chiens tenus en laisse compris.
Pour l’observer sans déranger la faune, mieux vaut se munir de bonnes jumelles et consulter soigneusement les horaires de marées. Ici, l’eau revient vite, et la prudence est la clé pour profiter pleinement de ce lieu aussi fragile que fascinant.
Le Fort Vert déploie 330 hectares d’espaces naturels protégés où la vie sauvage s’épanouit en toute tranquillité. Véritable havre pour les passionnés d’ornithologie, il offre des conditions d’observation privilégiées : plus de 250 espèces d’oiseaux y trouvent refuge au fil des saisons, accessibles depuis des sentiers balisés, un belvédère aménagé au sommet d’un blockhaus et plusieurs observatoires disséminés le long de la digue Taaf.
Cet ancien polder, protégé par la digue Royale (XVIIᵉ siècle) et la digue Taaf (XVIIIᵉ siècle), révèle une mosaïque de paysages surprenante : prairies ouvertes, bosquets, zones humides et dunes se succèdent dans une harmonie rare. Cette diversité accueille une flore remarquable, dont la délicate Violette de Curtis — aussi appelée Pensée des dunes — qui fleurit d’avril à septembre.
Accès et stationnement : Chemin des Dunes (Calais), via la D119.
Points d’observation : belvédère au sommet du blockhaus et observatoires en accès libre le long de la digue Taaf (coordonnées GPS : 50°58’56.83″N – 1°56’28.33″E).
Accessibilité : la digue Taaf est un chemin caillouteux. En période sèche, elle peut être praticable en fauteuil roulant. En revanche, les observatoires, le belvédère et les sentiers internes du Fort Vert ne sont pas aménagés.
Ressources complémentaires : informations détaillées disponibles sur le site des Espaces naturels du Pas‑de‑Calais.
Connexion douce : depuis 2018, une voie piétonne de 1 500 m relie le Fort Vert à Marck en longeant l’avenue de Verdun.

